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SPIROX



SPIROX® 3 M.U.I   

SPIRAMYCINE.

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS
Comprimé pelliculé à 3M UI ; Étuis de 10.

COMPOSITION
Spiramycine  ..............................................................................................................  3 000 000 U.l. par comprimé.
- Excipients : stéarate de magnésium, amidon de maïs gélifiable, hydroxypropylcellulose, croscarmellose sodique, silice celoïdale anhydre, cellulose microcristalline.
- Pelliculage : hypromellose, macrogol 6 000, dioxyde de titane.

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
ANTIBACTERIENS A USAGE SYSTEMIQUE, Antibiotique antibactérien de la famille des macrolides.

INDICATIONS

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la spiramycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :
- Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêtalactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.

- Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêtalactamine est impossible.

- Surinfections des bronchites aiguës.

- Exacerbations des bronchites chroniques.

- Pneumopathies communautaires chez des sujets : sans facteurs de risque, sans signes de gravité clinique, en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique. En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.

- Infections cutanées bénignes : impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermo-bypodermite infectieuse (en particulier érysipèle), érythrasma.

- Infections stomatologiques.

- Infections génitales non gonococciques.

- Chimioprophylaxie des rechutes du RAA en cas d'allergie aux bêtalactamines.

- Toxoplasmose de la femme enceinte.

- Prophylaxie des méningites à méningocoques en cas de contre-indication à la rifampicine : le but est d'éradiquer le germe (Neisseria meningitidis) du nasopharynx ; la spiramycine n'est pas un traitement de la méningite à méningocoque ; elle est préconisée en prophylaxie chez le malade après son traitement curatif et avant sa réintégration en collectivité, et chez les sujets ayant été exposés aux sécrétions oropharyngées dans les dix jours précédant son hospitalisation. Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE
• Chez le sujet aux fonctions rénales normales : Le dosage à 3 M UI n'est pas adapté à l'entant. Il est réservé à l'adulte.
- En général : Adulte : 6 à 9 M UI/24 h, soit 2 à 3 comprimés à 3 M UI ou 4 à 6 comprimés à 1,5 M UI par jour, en 2 ou 3 prises. La durée du traitement des angines est de 10 jours.
- Prophylaxie des méningites à méningocoques : Adulte : 3 M UI/12 heures pendant 5 jours.
• Chez le sujet insuffisant rénal : Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

MODE D'ADMINISTRATION
Les comprimés sont à avaler tels quels avec un verre d'eau.

CONTRE-INDICATIONS

• Absolues : 
- Allergie à la spiramycine.

• Relatives :
- Femme qui allaite (cf Grossesse/Allaitement).

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

La prise de comprimé est contre-indiquée chez l'enfant avant 6 ans car elle peut entraîner une fausse-route. L'absence d'élimination rénale de la molécule active permet de ne pas modifier les posologies en cas d'insuffisance rénale. De très rares cas d'anémie hémolytique ayant été rapportés chez les patients ayant un déficit en Giucose-6-fhospbate-Déshydrogénase, l'utilisation de la spiramycine dans cette population de patients n'est pas recommandée. 

INTERACTIONS

Interactions médicamenteuses :
• A prendre en compte :
- Lévodopa (associée à la carbidopa) : inhibition de l'absorption de la carbidopa avec diminution des concentrations plasmaliques de la lévodopa. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la lévodopa.

• Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR :
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

GROSSESSE
L'utilisation de la spiramycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, l'utilisation large de la spiramycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique de cette molécule.

ALLAITEMENT
Le passage de la spiramycine dans le lait maternel est non négligeable. Des troubles digestifs ont été décrits chez le nouveau-né. En conséquence, l'allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.

EFFETS INDÉSIRABLES

- Système gastro-intestinal : gastralgies, nausées, vomissements, diarrhée et très rares cas de colites pseudo-membraneuses. 

- Peau et annexes : éruptions, urticaire, prurit. Très rarement oedème de Quincke, chocs anaphylactiques.

- Système nerveux central et périphérique : paresthésies occasionnelles et transitoires.

- Manifestations hépatiques : très rares cas d'anomalies des tests hépatiques.

- Lignée sanguine : de très rares cas d'anémie hémolytique ont été rapportés (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).

SURDOSAGE

Il n'y a pas de dose toxique connue pour la spiramycine. Les signes attendus à forte dose sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhée. Des cas d'allongement de l'intervalle QT régressifs à l'arrêt du traitement ont été observés chez des nouveau-nés traités à de fortes doses de spiramycine et après administration intraveineuse de spiramycine chez les sujets à risque d'allongement de l'intervalle QT. En cas de surdosage en spiramycine, un ECG est donc recommandé pour mesure de l'intervalle QT, ce d'autant qu'il existe d'autres facteurs de risque associé (hypokaliémie, allongement congénital de l'intervalle QTc, association aux médicaments prolongeant l'intervalle QT et/ou donnant des torsades de pointes). Il n'existe pas d'antidote spécifique. Le traitement symptomatique est recommandé.

PHARMACODYNAMIE

Spectre d'activité antibactérienne : Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes : S ≤ 1mg/l et R > 4 mg/l. La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.

• Espèces sensibles :
- Aérobies à Gram + : Bacillus cereus, Corynebacterium diphteriae, entérocoques (50 - 70 %), Rhodococcus equi, staphylococcus méti-S, staphylococcus méti-R* (70 - 80 %), Streptococcus B, Streptococcus non groupable (30 - 40 %), Streptococcus pneumoniae (35 - 70 %), Streptococcus pyogenes.
- Aérobies à Gram - : Bordetella pertussis, Branhamella catarrhalis, campylobacter, legionella, moraxella.
- Anaérobies : actinomyces, bacteroides (30 - 60%), eubacterium, mobiluncus, peptostreptococcus (30 - 40%), porphyromonas, Prevotella, Propionibacterium acnés.
- Autres: Borrelia burgdorferi, Chlamydia, coxiella, leptospires, Mycoplasma pneumoniae, Treponema pallidum.
* la fréquence de résistance à la méticilline est d'environ 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

• Espèces modérément sensibles (In vitro de sensibilité intermédiaire) :
- Aérobies à Gram - : Neisseria gonorrhoeae.
-'Anaérobies:Clostridium perfringens.
- Autres: Ureaplasma urealyticum.

• Espèces résistantes :
- Aérobies à Gram +: Corynebacterium jeikeium, Nocardia asteroides.
- Aérobies à Gram - : acinetobacter, entérobactéries, haemophilus, Pseudomonas.
- Anaérobies : fusobacterium.
- Autres : Mycoplasma hominis. La spiramycine possède une activité in vitro et in vivo sur Toxoplasma gondii.

PHARMACOCINETIQUE

• Absorption :
L'absorption de la spiramycine est rapide, mais incomplète ; elle n'est pas modifiée par la prise d'aliments.
• Distribution :
Après administration per os de 6 M UI, ta concentration sérique maximale est de 3,3 μg/ml. La demi-vie plasmatique est voisine de 8 h. La spiramycine ne pénètre pas dans le LCR. Elle passe dans le lait maternel. Sa liaison aux protéines plasmatiques est faible (10 %). Il existe une excellente diffusion salivaire et tissulaire (poumons : de 20 à 60 μg/g ; amygdales : de 20 à 80 μg/g ; sinus infectés : de 75 à 110 μg/g ; os : de 5 à 100 μg/g). Dix jours après l'arrêt du traitement, il reste de 5 à 7 μg/g de principe actif dans la rate, le foie, les reins. Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires). Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme. Ces propriétés expliquent l'activité des macrolides sur les bactéries intracellulaires.
• Biotransformation :
La spiramycine est métabolisée dans le foie avec formation de métabolites inconnus chimiquement mais actifs.
 Excrétion :
- urine : 10 % de la dose ingérée ;
- élimination biliaire très importante : concentrations 15 à 40 fois supérieures aux concentrations sériques;
- la spiramycine est présente en quantité non négligeable dans les fécès.

Voir aussi:

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