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MOBIC Inj



Méloxicam.

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS

MOBIC 15 mg/1,5 ml, solution injectable.
Solution injectable de couleur jaune à verdâtre.
Boite de 1,2, 3, 5, 25, 30 ou 50 ampoules. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

COMPOSITION
Méloxicam 10 mg, pour 1 ml. Une ampoule de 1,5 ml contient 15 mg de méloxicam sous forme d'énolate (formé in situ lors de la fabrication).

Excipients: Méglumine, glycofurol, poloxamère 188, chlorure de sodium, glycine, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
Anti-inflammatoire non stéroïdien, Oxicam, code ATC : M01AC06.

INDICATIONS

Traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite ankylosante, lorsque la voie orale et la voie rectale ne peuvent être utilisées.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE

1 ampoule de 15 mg, une fois par jour. Le traitement sera normalement limité à une seule injection pour l'initiation du traitement, avec une durée maximale de 2 à 3 jours dans des cas exceptionnels (par exemple, lorsque la voie orale et la voie rectale ne peuvent être utilisées).
En raison de l'augmentation possible des effets indésirables liés à l'utilisation du méloxicam en fonction de la dose et de la durée de traitement, il est recommandé d'utiliser la dose minimale journalière efficace pendant la période la plus courte possible. La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient doivent être réévaluées périodiquement, en particulier chez les patients atteints d'arthrose.

NE PAS DÉPASSER LA POSOLOGIE DE 15 mg/JOUR.
Populations particulières:

- Sujets âgés et patients présentant un risque accru d'effets indésirables (cf. rubrique Propriétés pharmacocinétiques) : En traitement au long cours de la polyarthrite rhumatoïde ou de la spondylarthrite ankylosante chez le sujet âgé, la dose recommandée est de 7,5 mg/jour (forme comprimé).
Chez les patients présentant un risque accru d'effets indésirables, le traitement devra débuter à la posologie de 7,5 mg par jour (1 comprimé à 7,5 mg ou 1/2 ampoule à 15 mg) (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi).

- Insuffisance rénale (cf. rubrique Propriétés pharmacocinétiques) : Chez l'insuffisant rénal hémodialysé, la posologie ne doit pas dépasser 7,5 mg/jour (1 comprimé à 7,5 mg ou 1/2 ampoule à 15 mg). Aucune réduction de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (soit des patients avec une dairance de la créatinine de plus de 25 ml/min) (pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère non dialysée, cf. rubrique Contre-indications).

- Insuffisance hépatique (cf. rubrique Propriétés pharmacocinétiques): Aucune réduction de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (pour les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, cf. rubrique Contre- indications).

- Enfants : MOBIC ne doit pas être administré chez les enfants de moins de 15 ans pour la forme comprimé et chez les enfants de moins de 18 ans pour la forme solution injectable.

MODE D'ADMINISTRATION

Voie intramusculaire.
Les injections doivent être faites d'une façon rigoureusement aseptique dans la partie externe du quadrant supéro-externe de la fesse, profondément et lentement. Lorsqu'elles sont répétées, il est recommandé de changer de côté à chaque injection. Il est important d'aspirer avant d'injecter, afin de s'assurer que la pointe de l'aiguille n'est pas dans un vaisseau.
En cas de fortes douleurs au moment de l'injection, arrêter celle-ci immédiatement.
En cas de prothèse de hanche, l'injection doit être faite du côté opposé.

CONTRE-INDICATIONS

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

- Grossesse et allaitement (cf. rubrique Grossesse et allaitement). - Hypersensibilité au méloxicam ou à l'un des excipients, ou hypersensibilité aux molécules d'activité t proche telles que autres AINS, aspirine. MOBIC ne doit pas être administré aux patients ayant développé des phénomènes d'asthme, de polypes nasaux, d'oedème de Quincke ou d'urticaire après administration d'aspirine ou d'autres AINS.

- Ulcère gastro-intestinal en évolution ou antécédents d'ulcère gastro-intestinal récidivant.

- Insuffisance hépato-cellulaire sévère.

- Insuffisance rénale sévère non dialysée.

- Troubles de l'hémostase ou traitement anticoagulant en cours (contre-indication liée à la voie intra-musculaire)

- Insuffisance cardiaque congestive sévère.

- Hémorragies gastro-intestinales, cérébrales ou de toute autre nature.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

• En cas d'antécédents d'oesophagite, de gastrite et/ou d'ulcères gastro-duodénaux, il est recommandé de s'assurer de la guérison complète de ces affections avant d'instaurer le traitement par le méloxicam. Chez les patients traités par le méloxicam et présentant des antécédents de ce type, surveiller systématiquement toute éventuelle apparition de récidives.

• Il est recommandé de surveiller toute apparition de troubles digestifs, en particulier d'hémorragies gastro-intestinales, chez les patients présentant des symptômes gastro-intestinaux ou des antécédents de pathologie digestive (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn).

• Comme avec les autres AINS, des hémorragies gastro-intestinales, ulcères et perforations, fatals dans de rares cas, ont été rapportés sous méloxicam, à n'importe quel moment au cours du traitement, avec ou sans signes d'alerte, que les patients aient eu, ou non, des antécédents de troubles gastro-intestinaux. Les hémorragies gastro-intestinales, ulcères et perforations ont en général des conséquences plus graves chez les patients âgés (cf. rubrique Effets indésirables).

• En cas de survenue d'hémorragies gastro-intestinales ou d'un ulcère chez un patient recevant du méloxicam, le traitement devra être arrêté.

• De sévères réactions cutanées et de graves réactions d'hypersensibilité (réactions anaphylactiques) mettant en jeu le pronostic vital peuvent se produire avec les AINS, y compris les oxicams. Dans de tels cas, le traitement par méloxicam doit être interrompu immédiatement et une surveillance étroite du patient doit être mise en place.

• Dans de rares cas, les AINS peuvent entraîner une néphrite interstitielle, une glomérulonéphrite, une nécrose médullaire rénale ou un syndrome néphrotique.

• Comme avec la plupart des AINS, des élévations occasionnelles des taux des transaminases sériques, des augmentations de la bilirubinémie ou d'autres indicateurs des fonctions hépatiques, des augmentations de la créatininémie et de l'acide urique et des troubles d'autres paramètres biologiques ont été observés. Dans la majorité des cas, il s'agissait d'anomalies transitoires et discrètes. Si l'anomalie s'avère significative ou persistante, il faut interrompre l'administration du méloxicam et prescrire les examens appropriés.

• Une possible aggravation de l'état des patients insuffisants cardiaques ou hypertendus peut être observée avec les AINS suite à une rétention sodique, potassique et hydrique et une interférence sur les effets natriurétiques des diurétiques (cf. rubriques Posologie et mode d'administration et Contre-indications).

 Insuffisance rénale fonctionnelle : les AINS peuvent induire une insuffisance rénale fonctionnelle par réduction de la filtration glomérulaire, en raison de leur action inhibitrice sur l'effet vasodilatateur des prostaglandines rénales. Cet effet indésirable est dose-dépendant.

• Une surveillance étroite de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée lors de l'initiation du traitement ou en cas d'augmentation de la dose chez les patients présentant les facteurs de risque suivants : 
- patient âgé,
- traitements concomitants par des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, antagonistes de l'angiotensine II, sartans, diurétiques (cf. rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions),
- hypovolémie (quelle qu'en soit la cause),
- insuffisance cardiaque congestive,
- insuffisance rénale,
- syndrome néphrotique,
- néphropathie lupique,
- insuffisance hépatique sévère (albumine sérique < 25 g/1 ou score de Child-Pugh 10).

 Rétention sodique et hydrique : rétention sodique et hydrique avec possibilité d'oedème, d'hypertension artérielle ou d'aggravation d'une hypertension préexistante, ou d'aggravation d'une insuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire dès le début du traitement en cas d'hypertension artérielle ou d'insuffisance cardiaque. Une diminution de l'effet des médicaments anti-hypertenseurs peut survenir (cf. rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

 Hyperkaliémie : une hyperkaliémie peut être favorisée en cas de diabète ou lors de traitement concomitant par des médicaments connus pour leur effet hyperkaliémant (cf. rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Une surveillance régulière des taux de potassium est recommandée dans ces cas.
• Les effets indésirables sont souvent plus mal tolérés chez les sujets âgés, fragiles ou affaiblis qui nécessitent donc une surveillance accrue. Comme avec les autres AINS, la prudence est de rigueur chez les sujets âgés, dont les fonctions rénale, hépatique et cardiaque sont fréquemment altérées.

• En cas d'effet thérapeutique insuffisant, il ne faut pas dépasser la dose maximale recommandée, ni associer le traitement à un autre AINS, en raison du risque d'augmentation de la toxicité sans avantage thérapeutique prouvé. En l'absence d'amélioration après plusieurs jours, le bénéfice du traitement doit être réévalué.

• Comme tout AINS, le méloxicam peut masquer les symptômes d'une infection sous jacente.

• Le méloxicam, comme tout médicament inhibiteur de la synthèse des cydooxygénases et des prostaglandines, peut altérer la fertilité. Son utilisation n'est pas recommandée chez les femmes qui souhaitent concevoir. Chez les femmes qui présentent des difficultés pour concevoir, ou chez lesquelles des investigations sur la fonction de reproduction sont en cours, un arrêt du traitement par le méloxicam doit être envisagé.
• Comme pour tout AINS administré par voie intra-musculaire, des abcès et des nécroses pourraient survenir au niveau du site d'injection.

• Mobic 15 mg/1,5 ml solution injectable contient moins d'un mmol de sodium (23 mg) par ampoule. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions. 

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
Aucune étude spécifique sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines n'a été effectuée. Cependant, compte tenu de son profil pharmacodynamique et des effets indésirables rapportés, il est peu probable que le méloxicam affecte l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines. Toutefois, en cas de survenue de troubles de la vision, de somnolence, de vertiges ou autres troubles du système nerveux central, il est recommandé de s'abstenir de conduire ou d'utiliser des machines.

INTERACTIONS

<span style="font-size: small;"</span>- Autres AINS, y compris les salicylés (aspirine > 3 grammes/jour) : L'administration de plusieurs AINS à la fois peut accroître le risque d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux, par effet synergique. L'administration simultanée de méloxicam avec d'autres AINS n'est pas recommandée (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières
d'emploi).
- Anticoagulants oraux : Risque accru d'hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale. L'administration concomitante d'AINS et d'anticoagulants oraux n'est pas recommandée (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi). Une surveillance étroite de l'INR est nécessaire si l'association ne peut être évitée.

- Thrombolytiques et anti-agrégants plaquettaires : Risque accru d'hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale.
- Diurétiques; inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II : Les AINS peuvent réduire l'effet des diurétiques et d'autres agents antihypertenseurs. Chez certains patients présentant une fonction rénale altérée (par exemple des patients déshydratés ou certains patients âgés), l'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ou d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II à des traitements inhibant la cyclo-oxygénase peut entraîner une nouvelle détérioration de la fonction rénale, y compris une insuffisance rénale aiguë, généralement réversible. En conséquence, toute association de ce type doit être administrée avec prudence, en particulier chez le sujet âgé. Les patients doivent être suffisamment hydratés et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée lors de l'initiation du traitement concomitant puis à intervalles réguliers (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi).

- Autres agents anti-hypertenseurs (y compris les bêta-bloquants) : Comme dans le cas des inhibiteurs de l'enzyme de conversion et des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, une diminution de l'effet anti-hypertenseur des bêta-bloquants peut survenir (due à l'inhibition des prostaglandines à effet vasodilatateur).
- Ciclosporine : Les AINS peuvent accroître la nephrotoxicité de la ciclosporine, par le biais d'effets dépendant des prostaglandines rénales. En cas d'association, la fonction rénale doit être surveillée, en particulier chez le sujet âgé.
- Dispositifs intra- utérins : Les AINS peuvent diminuer l'efficacité des dispositifs intra-utérins. Cette diminution de l'efficacité des dispositifs intra-utérins préalablement rapportée pour des traitements par AINS nécessite toutefois d'être confirmée.
Interactions pharmacocinétiques (effet du méloxicam sur la pharmacocinétique d'autres médicaments).

- Lithium : Les AINS augmentent la lithiémie par diminution de l'excrétion rénale de lithium qui peut atteindre des valeurs toxiques. L'administration concomitante de lithium et d'AINS n'est pas recommandée (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi). Si cette association ne peut être évitée, une surveillance étroite de la lithiémie est nécessaire lors de l'initiation, au cours et à l'arrêt du traitement par le méloxicam.

- Méthotrexate : Les AINS peuvent réduire l'excrétion tubulaire du méthotrexate entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques en méthotrexate. En conséquence, l'administration d'AINS n'est pas recommandée chez les patients traités par de fortes doses de méthotrexate (plus de 15 mg/semaine) (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi). Ce risque d'interaction entre les AINS et le méthotrexate doit également être pris en compte chez les patients traités par des doses plus faibles de méthotrexate, en particulier en cas d'altération de la fonction rénale. En cas d'association, une surveillance de la numération sanguine et de la fonction rénale sont nécessaires. Des précautions particulières s'imposent en cas d'administration simultanée du méthotrexate et de l'AINS sur trois jours consécutifs, en raison du risque de toxicité liée à l'augmentation des taux plasmatiques de méthotrexate. Bien que la pharmacocinétique du méthotrexate (15 mg/semaine) ne soit pas significativement modifiée par l'administration concomitante de méloxicam, il faut tenir compte du risque d'augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate en cas d'administration d'AINS (cf. plus haut) (cf. rubrique Effets indésirables).
Interactions pharmacocinétiques (effet d'autres médicaments sur la pharmacocinétique du méloxicam).

- Cholestyramine : La cholestyramine accélère l'élimination du méloxicam en stoppant la circulation entérohépatique. Cet effet entraîne une augmentation de la dairance du méloxicam de 50 % et une diminution de la demi-vie à 13 ± 3 heures. 
Cette interaction présente une significativité clinique. Aucune interaction pharmacocinétique directe, présentant une significativité clinique, n'a été détectée avec les antiacides, la cimétidine ou la digoxine.

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Incompatibilités.

En l'absence d'étude de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

GROSSESSE
L'inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet délétère sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire ou oetal. Les données issues des études épidémiologiques, suite à l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au premier stade de la grossesse, suggèrent une augmentation du risque de fausse- couche, de malformation cardiaque et de laparoschisis. Le risque absolu de malformation cardiaque est augmenté de moins de 1 % à environ 1,5 %. Ce risque est supposé augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez l'animal, l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré et post-implantatoires et de la mortalité embryo-foetale. De plus, une augmentation de l'incidence de diverses malformations, y compris cardiovasculaires, a été observée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la période d'organogénèse. A moins d'une nécessité clairement établie, l'utilisation du méloxicam est à éviter au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse. En cas d'utilisation du méloxicam chez une femme souhaitant concevoir, ou au cours du premier ou du deuxième trimestre de la grossesse, la dose et la durée du traitement doivent être maintenues aussi faibles que possible. Au cours du troisième trimestre, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer :

- le foetus : à une toxicité cardiopulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire), et à une altération de la fonction rénale pouvant progresser vers une insuffisance rénale avec oligohydramnios,

- la mère et l'enfant, à la fin de la grossesse : à une augmentation du temps de saignement, un effet antiagrégant, pouvant survenir même à très faible dose, et à une inhibition des contractions utérines entraînant un travail retardé ou prolongé. En conséquence, le méloxicam est contre-indiqué au cours du troisième trimestre de la grossesse.
Bien qu'aucune donnée spécifique ne soit disponible pour le méloxicam, les AINS sont connus pour passer dans le lait maternel. L'administration du méloxicam est contre-indiquée en cas d'allaitement.


ALLAITEMENT
Bien qu'aucune donnée spécifique ne soit disponible pour le méloxicam, les AINS sont connus pour passer dans le lait maternel. L'administration du méloxicam est contre-indiquée en cas d'allaitement.

EFFETS INDÉSIRABLES


Description générale. Les fréquences des événements rapportés ci-dessous sont basées sur les taux de survenue des effets indésirables observés lors des essais cliniques. Les données sont issues d'essais cliniques réalisés sur 3750 patients traités par des doses orales quotidiennes de 7,5 ou 15 mg de méloxicam sous forme de comprimés ou de gélules sur des périodes allant jusqu'à 18 mois (durée moyenne de traitement 127 jours).
Les effets indésirables mis en évidence lors de notifications spontanées après la mise sur le marché du produit sont également mentionnés. Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur incidence en utilisant la classification suivante : Très fréquent (> 1/10) ; fréquent (> 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (> 1/1000, < 1/100) ; rare (> 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000).

 

Fréquent

 

Peu fréquent

 

Rare
 
Troubles sanguins et du système lymphatique

 

Anémie

 

Anomalies de la numération de la formule sanguine : leucopénie, thrombopénie, agranulocytose (cf. section Informations concernant des cas individuels graves ou des réactions particulièrement fréquentes).

 

 
Troubles du système immunitaire

 

 

 

Réactions anaphylactiques/ anaphylactoïdes, y compris choc anaphylactique (solution injectable).
 
Troubles psychiatriques

 

 

 

Troubles de l'humeur, insomnie, cauchemars.
 
Troubles du système nerveux

 

Sensations ébrieuses, céphalées.

 

Vertiges, acouphènes, somnolence.

 

Confusions
 
Troubles oculaires

 

 

 

Troubles de la vue, notamment vision floue.
 
Troubles cardiaques

 

 

Palpitations.

 

 
Troubles vasculaires

 

 

Augmentation de la pression artérielle (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi), flush.

 

 
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

 

 

 

Crises d'asthme chez certains sujets allergiques à l'aspirine ou à d'autres AINS.
 
Troubles gastro-intestinaux

 

dyspepsies, nausées, vomissements, douleurs
abdominales, constipation, flatulence, diarrhées.

 

saignements gastro-intestinaux, ulcères gastro-duodénaux*, oesophagite, stomatite.

 

Perforations gastro-intestinales, gastrite, colite.
 


(*) Les ulcères gastro-duodénaux, les perforations et saignements gastro-intestinaux lorsqu'ils surviennent peuvent parfois être sévères, en particulier chez le sujet âgé (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi).

Troubles hépato-biliaires

 

 

 

Hépatite
 
Troubles cutanés et du tissu sous-cutané

 

Prurit, éruption cutanée.

 

Uriticaire

 

Syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell, oedème de Quincke, réactions huileuses telles qu'érythème polymorphe, réactions de photosensibilité
 
Troubles rénaux et des voies urinaires

 

 

Rétention sodique et hydrique, hyperkaliémie (cf. rubriques Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

 

Insuffisance rénale fonctionnelle aiguë chez certains patients à risque (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi).
 
Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

oedème, y compris oedème des membres inférieurs.

 

Douleur au point d'injection (solution injectable).

 

 
Investigations

 

 

Anomalies transitoires des tests biologiques hépatiques (par exemple, élévation des transaminases ou de la bilirubine).

 

Anomalies des tests biologiques rénaux (par exemple élévation de la créatinine ou de l'urée sanguines).
 

Informations concernant des cas individuels graves ou des réactions particulièrement fréquentes.
Des cas isolés d'agrcrnulocytose ont été rapportés chez des patients traités par méloxicam et d'autres médicaments potentiellement myelotoxiques (cf. rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Effets indésirables non observés à ce jour avec le médicament, mais généralement connus pour être liés à l'administration d'autres produits de la même classe. Lésions rénales organiques entraînant une insuffisance rénale aiguë : des cas isolés de néphrite interstitielle, nécrose tubulaire aiguë, syndrome néphrotique et nécrose des papilles rénales ont été rapportés (cf. rubrique Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi).

SURDOSAGE


En cas de surdosage aigu aux AINS, les symptômes sont limités à une léthargie, une somnolence, des nausées, des vomissements, des douleurs épigastriques, généralement réversibles avec un traitement adapté. Des hémorragies gastro-intestinales peuvent survenir. Un surdosage sévère peut conduire à une hypertension, une insuffisance rénale aiguë, une atteinte hépatique, une détresse respiratoire, un coma, des convulsions, un collapsus cardio-vasculaire et un arrêt cardiaque. Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées au cours de traitements par AINS et peuvent survenir en cas de surdosage. En cas de surdosage aux AINS, un traitement symptomatique adapté doit être instauré. Lors d'un essai clinique, une accélération de l'élimination du méloxicam a été mise en évidence suite à l'administration par voie orale de cholestyramine (4 g, 3 fois par jour).

PHARMACODYNAMIE


Le méloxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) de la famille des oxicams, doté de propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques. L'activité anti-inflammatoire du méloxicam a été démontrée dans des modèles classiques d'inflammation. Comme avec les autres AINS, son mécanisme d'action précis reste inconnu. Cependant, il existe au moins un mode d'action commun à tous les AINS, y compris le méloxicam : l'inhibition de la biosynthèse des prostaglandines, médiateurs connus de l'inflammation.

PHARMACOCINETIQUE


 Absorption
 Le méloxicam est totalement absorbé après injection intra-musculaire. En comparaison à la voie orale, la biodisponibilité relative est proche de 100 %. Aucune adaptation de dose n'est nécessaire en cas de passage de la forme injectable à une formulation destinée à la voie orale. Après injection intra-musculaire d'une dose de 15 mg, la concentration plasmatique maximale est de l'ordre de 1,62 mg/l, elle est atteinte en 60 minutes environ. 
• Distribution.
Le méloxicam est très fortement lié aux protéines plasmatiques, essentiellement à l'albumine (99 %). Il pénètre dans le liquide synovial où il atteint des concentrations correspondant environ à la moitié de la concentration plasmatique. Le volume de distribution est faible, de 11 litres en moyenne. Les variations interindividuelles sont de l'ordre de 30 à 40 %.

 Métabolisme:
Le méloxicam est métabolisé de façon intense au niveau hépatique. Quatre métabolites différents, tous pharmacologiquement inactifs, ont été identifiés dans l'urine. Le métabolite principal, le 5'-carboxyméloxicam (correspondant à 60 % de la dose) est formé par oxydation d'un métabolite intermédiaire, le 5'- hydroxyméthylméloxicam, qui est également excrété dans une moindre mesure (correspondant à 9 % de la dose). Des études in vitro suggèrent que le CYP2C9 joue un rôle important dans cette voie métabolique, avec une contribution mineure de l'isoenzyme CYP3A4. L'activité peroxydase est probablement à l'origine des deux autres métabolites, qui correspondent respectivement à 16 et 4 % de la dose administrée.

• Elimination:
Le méloxicam est éliminé principalement sous forme de métabolites, pour moitié par voie urinaire et pour moitié par voie fécale. Moins de 5 % de la dose quotidienne sont excrétés sous forme inchangée dans les faeces, seules des traces de méloxicam inchangé sont retrouvées dans les urines. La demi-vie moyenne d'élimination est de l'ordre de 20 heures. La clairance plasmatique totale est de 8 ml/min en moyenne.

Linéarité/Non-linéarité: Les paramètres pharmacocinétiques du méloxicam sont linéaires entre les doses thérapeutiques de 7,5 à 15 mg après administration par voie orale ou intramusculaire.

Populations particulières.

- Insuffisance hépatique/rénale : Une insuffisance hépatique ou rénale à un stade léger à modéré n'a pas d'influence significative sur les paramètres pharmacocinétiques du méloxicam. Dans les cas d'insuffisance rénale sévère, l'augmentation du volume de distribution peut entraîner une augmentation des concentrations de la fraction libre de méloxicam. La dose quotidienne de 7,5 mg ne doit pas être dépassée dans ce cas (cf. rubrique Posologie et mode d'administration).

- Patients âgés : La clairance plasmatique moyenne à l'état d'équilibre chez les sujets âgés est légèrement plus faible que celle observée chez les sujets plus jeunes.

SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE


Le profil toxicologique du méloxicam observé lors des études précliniques est identique à celui des AINS : ulcérations et érosions gastro-intestinales, nécrose des papilles rénale à doses élevées lors de l'administration chronique dans deux espèces animales. Les études de reproduction par voie orale ont mis en évidence une baisse du nombre des ovulations, une inhibition du taux d'implantation et des effets embryotoxiques (augmentation du taux de résorption) pour des doses maternotoxiques de 1mg/kg et plus chez le rat. Des études de toxicité sur la reproduction chez le rat et le lapin n'ont pas mis en évidence d'effets tératogènes jusqu'à des doses orales de 4 mg/kg chez le rat et de 80 mg/kg chez le lapin. Ces doses étaient 5 à 10 fois supérieures à celles utilisées en clinique (7,5 -15 mg), sur la base d'une dose exprimée en mg/kg {pour une personne de 75 kg). Des effets foeto-toxiques à la fin de la gestation, communs à tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines, ont été observés. Aucun effet mutagène n'a été observé lors des tests in vitro et in vivo. Le méloxicam ne s'est montré carcinogène ni chez le rat, ni chez la souris, à des doses nettement supérieures à celles utilisées en clinique.

Voir aussi:

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