Aller au contenu principal

FLAGYL



Metronidazole.

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS

Comprimé pelliculé à 250 ml (blanc) : Etui de 20. 

COMPOSITION
Metronidazole (DCI) 250mg p cp.

Excipients (communs) : amidon de blé, povidone K 30, stérate de magnésium.

Pelliculage : hypermellose, macrogol 20000.

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
Antibiotiques antibactériens antiparasitaires de la famille des nitro-5-imidazolés

INDICATIONS

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles : amibiases, trichomonases urogénitales, vaginites non spécifiques, lambliases, traitement curatif des infections médicochirurgicales à germes anaérobies sensibles, relais des traitements curatifs par voie injectable des infections médicochirurgicales à germes anaerobios sensibles.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE

• Amibiase :
- Adulte : 1,5g par jour en 3 prises

- Enfants : 50 à 40 m g/kg/ jour. Dans l'amibiase hépatique, au stade abcédaire, l'évacuation de l'abcès doit être effectuée conjointement au traitement par le métronidazole. La durée de la durée de traitement est de sept jours consécutifs.
• Trichomonas :

- Chez la femme (urétrites et vaginites à trichomonas), de préférence, traitement mixte de 10 jours comportant : comprimé à 250 mg et suspension buvable : 500 mg par jour par voie orale en deux prises et I ovule par jour : comprimé à 500 mg : traitement à dose unique de 2 g en une seule prise (4 comprimés)
Que le partenaire présente ou non des signes cliniques d'infestation à Trichomonas vaginalis, il impose qu'il soit traité concurremment, même en l'absence d'une réponse positive du laboratoire.

- Chez l'homme (urétrites à trichomonas) : 500 mg par voie orale en deux prises pendant 10 jours.
Très exceptionnellement, il peut être nécessaire d'élever à 750 mg ou à 1 g la dose journalière (comprimé à. 250 mg et suspension buvable).

• Lambliase :

- Adultes ; 750 mg à I g par jour pendant 5 jours consécutifs.

- Enfants : 2 à 5 ans : 250 mg/j (suspension buvable) ; 5 à 10 ans : 375 mg/j (suspension buvable et, à partir de 6 ans, pour les comprimés à 250 mg) ; 10 à 15 ans. 500 mg/j.

• Vaginites non spécifiques :
500 mg 2 fois par jour pendant 7 jours. Un traitement simultané du partenaire doit être pratiqué.

• Traitement des infections à germes anaérobies (en première intention ou en traitement de relais) :
- Adultes : I a 1,5 g/jour.

- Enfants : 20 &30 mg/kg/jour.

CONTRE-INDICATIONS

• Absolues :

- Hypersensibilité aux imidazolés

- Hypersensibilité ou intolérance au gluten, en raison de la présence d'amidon de blé (gluten, pour la, forme comprimé).

- Enfant de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique (pour la forme comprimé).

 Relatives :

- Disulfirame ou alcool cf Interactions

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

MISES EN GARDE

• Éviter les boissons alcoolisées (effet antabuse) : cf. Intel actions Interrompre le traitement en cas d'ataxie, de vertiges, de confusion mentale.

• Tenir compte du risque d'aggravation de l'état, neurologique chez les malades atteints d'affections neurologiques centrales et périphériques sévères, chroniques ou évolutives.

 Suspension buvable : En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.

PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
• Aucune suspicion de cancérogénicité n'existe chez l'homme, bien que ce produit se soit révélé carcinogène chez une certaine espèce de souris, mais non chez le rat et le hamster.

• En cas d'antécédents de troubles hématologiques, de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé, il est recommandé de pratiquer régulièrement des examens sanguins, particulièrement le contrôle de la formule leucocytaire. En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité.de l'infection. En cas de traitement prolongé, surveiller l'apparition de signes évocateurs d'effet indésirable à type de neuropathie centrale ou périphérique (paresthésies, ataxie, vertiges, crises convulsives).

• Suspension buvable : Ce médicament contient 40 mg d'alcool par cuillère-mesure. Il est déconseillé chez les patients souffrant de maladie du foie, d'alcoolisme, d'épilepsie, de même que chez lès femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans.

• Tenir compte dans la ration journalière de la teneur en saccharose (cf. Composition)

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
Il convient d'avertir les patients du risque potentiel de vertiges, de confusion, d'hallucinations ou de convulsions et de leur recommander de ne pas conduire de véhicules ni d'utiliser de machines en cas de survenue de ce type de troubles.

INTERACTIONS

Interactions médicamenteuses :

 Déconseillées :
- Alcool : effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie). Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
- Disulfirame : bouffées délirantes, état contusionnel.
 Nécessitant des précautions d'emploi :
- Anticoagulants oraux : augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique par diminution de son métabolisme hépatique. Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR. Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement peu- le mélronidaz.ole et 8 jours après son arrêt.
• A prendre en compte :

- Fluoro-uracile : augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
Examens paracliniques :
Le métrontdazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR :
De nombreux cas d'augmentation de F activité des anticoagulants oraux Ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque.
Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la paît entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cycliries, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

GROSSESSE
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformati dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformati!' ou foetotoxique particulier du métrontdazole Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque. En conséquence, le métronidazole peut être prescrit pendant la grossesse, si besoin.

ALLAITEMENT
Le métronidazole passant dans le lait maternel, éviter l'administration de ce médicament pendant l'allaitement.

EFFETS INDÉSIRABLES

• Système gastro intestinal :
- Troubles digestifs bénins (douleurs épigastriques. nausées, vomissements, diarrhée).
- Glossite avec sensation de sécheresse de la bouche, stomatite, goût métallique, anorexie.
- Exceptionnellement, cas de pancréatite réversible à l'arrêt du traitement.

• Peau et annexes :
- Bouffées congestives, prurit, éruption cutanée parfois fébrile.
- Urticaire, oedème de Quincke.
- Exceptionnellement choc anaphylactique.

• Système nerveux central et périphérique :
- Céphalées. 
- Neuropathies sensitives périphériques.
- Convulsions, vertiges, ataxie.

• Troubles psychiatriques : Confusion, hallucinations.

 Lignée sanguine : Très rares cas de neutropénie, d'agranulocytose, et de thrombopénie

• Manifestations hépatiques : Très rares cas d'anomalies réversibles des tests hépatiques et d'hépatite cholestatique.
Divers : Apparition d'une coloration brun-rougeâtre des urines due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.

SURDOSAGE

Des cas d'administration d'une dose unique jusqu'à 12 g ont été rapportés lors de tentatives de suicide et de surdosage accidentel.
Les symptômes se sont limites à des vomissements, une ataxie et une légère désorientation.
Il n'y a pas d'antidote spécifique pour les surdosages de métronidazole.
En cas de surdosage massif, le traitement est symptomatique.

PHARMACODYNAMIE

Spectre d'activité antimicrobienne : Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes : S ≤ 4 mg/l et R > 4 mg/1.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères.
Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, la fréquence de résistance acquise en France (> 10 % : valeurs extrêmes) est indiquée entra parenthèses.

 Espèces sensibles :
- Aérobies à Gram - : Helieobacter pylori (30 %).
- Anaérobies : Bacteroides fragilis, bifidobacterium (60 - 70 %), bilophila, Clostridium, Clostridium difficile, Clostridium perfringens, eubacterium (20 - 30 %), fusobacterium, peptostreptococeus, prevotella, porphyromonas, veillonella.

 Espèces résistantes :
- Aérobies à Gram + : actinomyces.
- Anaérobies : mobiluncus, Propiombacterium acnés.

Activité antiparasitaires : Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis, Trichomonas vaginalis.

PHARMACOCINETIQUE

    • Comprimés :

 Absorption :

Après administration orale, le métronidazole est rapidement absorbé. 80 % au moins en une heure. Les pics sériques obtenus après administration orale sont similaires à ceux obtenus après administration intraveineuse de doses équivalentes.
La biodisponibilité par voie orale est de 100%. Elle n'est pas significativement modifiée par l'ingestion simultanée de nourriture.

 Distribution : 
Environ 1 heure après la prise unique de 500 mg, la concentration sérique maximale atteinte est, en moyenne, de 10 µg/ml. Après 3 heures, la concentration sérique moyenne est de 13.5 µg/ml.
La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures.
La liaison aux protéines sanguines est faible : inférieure à 20%.
Le volume apparent de distribution est important aux environs de 40 I (soit 0.65 l/kg), la diffusion est rapide et importante avec des concentrations proches des taux sériques, dans les poumons, les reins, le foie, la peau, la bile, le LCR, la salive, le liquide séminal, les sécrétions vaginales.
Le métronidazole traverse la barrière placentaire et passe dans 1e lait maternel.
• Biotransformation :

Le métabolisme est essentiellement hépatique. Par oxydation, deux composés principaux sont formés : le métabolite « alcool», métabolite principal, ayant une activité bactéricide sur les bactéries anaérobies d'environ 30 % de celle du métronidazole, et une demi-vie d'élimination d'environ 11 heures : le métabolite « acide » en faible quantité, et ayant une activité bactéricide d'environ 5 % de celle du métronidazole.

 Excrétion :

Forte concentration hépatique et biliaire.
Faible concentration colique.
Faible élimination fécale. Excrétion surtout urinaire puisque le métronidazole et les métabolites oxydés, excrétés dans les urines représentent environ 35 à 65% de la dose administrée.

    • Suspension buvable :

• Absorption :
L'hydrolyse du benzoate de métronidazole est réalisée progressivement au cours de son cheminement dans le tube digestif. L'absorption du benzoate de métronidazole est inférieure de 30 f (aire sous la courbe) à' celle du métronidazole. Le pic plasmatane apparaît à la 4c heure suivant l'administration per os du produit.
A posologie identique, métrontdazofe et benzoate de métronidazole ne présentent pas de résultats thérapeutiques, significativement différents. La demi-vie plasmatique est de 6,9 heures par HPLC.

 Diffusion :

La liaison aux protéines sanguines est inférieure à 10%.
La diffusion est rapide et importante dans les poumons, les reins, le foie, la peau, la bile, je LCR, la salive, le liquide séminal, les sécrétions vaginales.
Le métronidazole traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.

• Biotransformation :
Le métronidazole donne deux métabolites non conjugués ayant une activité antibactérienne (10 %). Excrétion :
Forte concentration hépatique et biliaire.
Faible concentration colique.
Faible élimination fécale.

Excrétion surtout urinaire (40 à 70%, dont 20 % environ sous forme inchangée), entraînant une coloration des urines en brun ou rougeâtre.

Voir aussi:

The subscriber's email address.