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CERVARIX



IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS

Suspension injectable* IM : seringue préremplie de 0,5 ml + 1 aiguille, boîte unitaire.
(*) Suspension trouble blanche. Durant le stockage un fin dépôt blanc avec un surnageant incolore et limpide peut être observé.

COMPOSITION
(p dose (0,5 ml) Protéine Ll de Papillomavirus Humain(1) de type 16(2)(3)(4) 20 µg , Protéine Ll de Papiltomavirus Humain(1) de type 18(2)(3)(4) 20 µg.
Excipients : chlorure de sodium, phosphate monosodique dihydraté, eau ppi.
(1) Papillomavirus Humain = HPV.
(2) Avec adjuvant AS04 contenant du 3-O-desacyl-4'-monophosphoryl lipide A (MPL)3 : 50 µg.
(3) Adsorbé sur hydroxyde d'aluminium hydraté AI(OH)3 :0,5 mg Al3+ au total.
(4) Protéine LI sous forme de pseudoparticules virales non infectieuses produites par la technique de l'ADN recombinant avec un système d'expression utilisant le Baculovirus et les cellules Hi-5 Rix4446 dérivées de Trichoplusia ni. 

INDICATIONS

Cervarix est indiqué pour la prévention des néoplasies intra-épithéliales cervicales de haut grade (CIN de grades 2 et 3) et du cancer du col de l'utérus dus aux Papillomavirus Humains (HPV) de types 16 et 18.

L'indication est basée sur la démonstration de l'efficacité chez les femmes âgées de 15 à 25 ans vaccinées avec Cervarix et sur l'immunogénicité du vaccin chez les jeunes filles et les femmes âgées de 10 à 25 ans. Cf. Pharmacodynamie pour l'information concernant la démonstration de l'efficacité de Cervarix dans la prévention des CIN de grades 2 et 3 associés à HPV 16 et/ou HPV 18. Cervarix doit être administré selon les recommandations officielles.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE

Le schéma de vaccination recommandé comporte 3 doses administrées selon le schéma suivant : 0, 1,6 mois. La nécessité d'une dose de rappel n'a pas été établie (cf. Pharmacodynamie).

II est recommandé aux sujets qui ont reçu une première dose de Cervarix de terminer le schéma de vaccination en 3 doses avec Cervarix (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi).

Filles âgées de moins de 10 ans : Cervarix n'est pas recommandé chez les filles de moins de 10 ans en raison de l'insuffisance de données de tolérance et d'immunogénicité dans cette population.

MODE D'ADMINISTRATION

Cervarix doit être administré par voie intramusculaire dans la région deltoïdienne (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi et Interactions).

CONTRE-INDICATIONS

- Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients.

- L'administration de Cervarix doit être différée chez les sujets souffrant d'une maladie fébrile aiguë sévère.

- Cependant la présence d'une infection mineure telle qu'un rhume n'est pas une contre-indication à la vaccination.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

• Comme avec tous les vaccins injectables, il est recommandé de toujours disposer d'un traitement médical approprié et d'assurer une surveillance pour le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l'administration du vaccin.

• Cervarix ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire ou intradermique.

• II n'existe pas de donnée disponible sur l'administration de Cervarix par voie sous-cutanée.

• Comme avec les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, Cervarix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation, en raison du risque de saignement qui peut survenir lors de l'administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

• La vaccination ne remplace pas le dépistage régulier du cancer du col de l'utérus ni les précautions à prendre contre l'exposition aux HPV et aux maladies sexuellement transmissibles. Comme pour tout vaccin, une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés.

• Cervarix protège contre la maladie due aux HPV de types 16 et 18. D'autres types d'HPV oncogènes peuvent aussi être responsables du cancer du col de l'utérus. Par conséquent, le dépistage en routine du cancer du col de l'utérus reste très important et doit se faire selon les recommandations locales. Cervarix n'a pas démontré d'effet thérapeutique. Le vaccin n'est donc pas indiqué pour le traitement du cancer du col de l'utérus, des néoplasies intraépithéliales cervicales (CIN) ou de toute autre lésion reconnue comme étant liée à HPV.

• Cervarix ne protège pas contre les lésions dues à HPV chez les femmes qui sont infectées par HPV 16 ou HPV 18 au moment de la vaccination. La durée de la protection n'a pas encore été totalement établie. Le calendrier et la nécessité de dose(s) de rappel n'ont pas été étudiés. II n'y a pas de données sur l'utilisation de Cervarix chez les sujets qui présentent une altération de la réponse immunitaire comme, par exemple, les sujets infectés par le VIH ou ceux recevant un traitement immunosuppresseur. Comme avec les autres vaccins, une réponse immunitaire satisfaisante peut ne pas être obtenue chez ces sujets. On ne dispose d'aucune donnée de tolérance, immunogénicité ou efficacité pour permettre l'interchangeabilité de Cervarix avec d'autres vaccins HPV

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

INTERACTIONS

Des femmes ayant reçu Cervarix prenaient des contraceptifs hormonaux. II n'a pas été démontré que la contraception hormonale a un impact sur l'efficacité de Cervarix.

- Utilisation de traitements immunosuppresseurs systémiques :  Comme avec les autres vaccins, il est possible qu'une réponse satisfaisante ne soit pas obtenue chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur.

INCOMPATIBILITÉS :
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

Aucune étude spécifique utilisant ce vaccin chez la femme enceinte n'a été réalisée. Lors du programme de développement clinique, un total de 1737 grossesses a été déclaré incluant 870 femmes qui avaient reçu Cervarix. De manière générale, les proportions des issues de grossesses (par exemple nouveau-né normal, nouveau-né anormal incluant les anomalies congénitales, naissance prématurée et avortement spontané) ont été comparables, quel que soit le groupe traité, Cervarix ou autre. Les études chez l'animal n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects sur la fertilité, la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, la parturition ou le développement postnatal (cf Sécurité préclinique). Ces données sont insuffisantes pour recommander l'utilisation de Cervarix pendant la grossesse. La vaccination doit donc être reportée après le terme de la grossesse. L'effet sur les nourrissons allaités de l'administration de Cervarix chez leurs mères n'a pas été évalué dans des études cliniques.

Cervarix ne doit être utilisé pendant l'allaitement que si les avantages potentiels l'emportent sur les risques éventuels.

EFFETS INDÉSIRABLES

Dans les études cliniques, qui ont inclus des filles et des femmes âgées de 10 à 72 ans (parmi lesquelles 79,2 % étaient âgées de 10 à 25 ans au moment de l'inclusion), Cervarix a été administré à 16 142 sujets tandis que 13 811 sujets ont reçu le produit contrôle. Ces sujets ont été suivis pendant toute la durée de l'étude pour détecter des événements indésirables graves. Dans un sous-groupe prédéfini de sujets (Cervarix = 8130 versus contrôle = 5786), les événements indésirables ont été suivis durant les 30 jours suivant chaque injection. L'effet indésirable le plus fréquemment observé après l'administration du vaccin a été une douleur au site d'injection survenue après administration de 78 % de l'ensemble des doses. La majorité de ces effets a été d'intensité légère à modérée et de courte durée. Les effets indésirables considérés comme étant au moins possiblement liés à la vaccination ont été classés selon leur fréquence. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < I /10), peu fréquent (≥ l/l 000 et < 1/100).

- Affections du système nerveux: Très fréquent: céphalées. Peu fréquent : sensation vertigineuse.

- Affections gastro-intestinales : Fréquent : troubles gastro-intestinaux incluant nausées, vomissements, diarrhée et douleur abdominale.

- Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Fréquent : démangeaisons/prurit, éruption cutanée, urticaire.

- Affections musculosquelettiques et systémiques : Très fréquent : myalgie. Fréquent : arthralgie. Infections et infestations : Peu fréquent : infection des voies respiratoires supérieures.

- Troubles généraux et anomalies au site d'administration : Très fréquent : réactions au site d'injection incluant douleur, rougeur, gonflement ; fatigue. Fréquent : fièvre (≥ 38°C). Peu fréquent ; autres réactions au site d'injection telle qu'induration, paresthésie locale.

Le profil de tolérance observé chez les sujets avec une infection (antérieure ou en cours) par HPV a été semblable à celui observé chez les sujets qui avaient un test ADN négatif pour les HPV oncogènes ou qui étaient séronégatifs pour les anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18.

SURDOSAGE

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.

PHARMACOCINETIQUE

L'évaluation des propriétés pharmacocinétiques n'est pas requise pour les vaccins.

SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, toxicité avec une dose unique et/ou avec des doses répétées, tolérance locale, fertilité, toxicité embryologique, foetale et postnatale (jusqu'à la fin de la période de lactation), n'ont pas révélé de risque particulier dans l'espèce humaine. Les données sérologiques suggèrent un passage des anticorps anti-HPV 16 et anti-HPV 18 dans le lait durant la période de lactation chez le rat. Cependant, on ne sait pas si les anticorps induits par la vaccination sont excrétés dans le lait maternel humain.

Voir aussi:

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