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CADUET



Amlodipine - Atrovastatine.

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS
- CADUET 5mg/10mg, comprimés pelliculés, boîte de 30 : AMM n°10803601;
- CADUET10mg/10mg, comprimés pelliculés, boîte de 30 : AMM n°10803602

COMPOSITION
5mg ou 10mg d'amlodipine (sous forme de bésilate) et 10 mg d'atorvastatine (sous forme calcique trihydratée) pour un comprimé peliiculé.

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
Inhibiteur de l'HMG-CoA réductase, autres associations (atorvastatine et amlodipine).

INDICATIONS

Prévention des événements cardiovasculaires chez des patients hypertendus ayant 3 facteurs de risque cardiovasculaire associés avec un cholestérol normal à modérément élevé, sans maladie coronaire avérée et, chez lesquels, selon les recommandations en vigueur, l'utilisation concomitante d'amlodipine et d'une faible dose d'atorvastatine est adaptée. CADUET doit être utilisé lorsque la réponse au régime et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE
Posologie initiale usuelle de 5mg/10mg une fois par jour, par voie orale, pouvant aller jusqu'à 10mg/10mg une fois par jour si un contrôle plus strict de la pression artérielle est nécessaire.
• Patients atteints d'insuffisance rénale, sujet âgé : aucun ajustement posologique nécessaire.
• Patients atteints d'insuffisance hépatique : contre-indiqué. Enfants/Adolescents : utilisation non recommandée.
• Association avec d'autres médicaments : en cas d'association avec la cidosporine ne pas dépasser 10 mg d'atorvastatine.

MODE D'ADMINISTRATION
A prendre à tout moment  de la journée, avec ou sans aliments.
Peut être utilisé seul ou en association avec d'autres anti-hypertenseurs mais ne doit pas être utilisé en association à d'autres inhibiteurs calciques ou une autre statine.
Eviter généralement l'association de CADUET et de fibrates.

CONTRE-INDICATIONS

- Hypersensibilité aux dihydropyridines, à l'amlodipine, à l'atorvastatine ou à l'un des excipients de ce médicament; affection hépatique évolutive ou augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale ;
- Grossesse et allaitement ;
- Association avec l'itraconazole, le kétoconazole, la télithromycine.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

• Effets hépatiques : réaliser des épreuves fonctionnelles hépatiques avant puis régulièrement après l'instauration du traitement, ainsi qu'en cas de signes ou symptômes évocateurs d'une altération hépatique.
En cas d'élévation du taux sérique des transaminases, surveiller jusqu'à normalisation.
Arrêter le traitement en cas d'augmentation persistante des ALAT ou des ASAT dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LNS).
Utiliser avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et chez ceux présentant une insuffisance hépatique et/ou des antécédents d'affection hépatique.
• Effets musculaires : comme les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, l'atorvastatine peut affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, myosites et myopathies, pouvant rarement évoluer vers une rhabdomyolyse, caractérisée par des taux élevés de CPK (plus de 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie et pouvant entraîner une insuffisance rénale, et être fatale dans certains cas. Chez les patients asymptomatiques traités par statine, pas de recommandation de dosage régulier des taux de CPK ou d'autres enzymes musculaires. Chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse et chez ceux présentant des symptômes musculaires pendant un traitement par une statine, recommandation de dosage des CPK avant toute initiation d'un traitement par statine.
- Avant initiation du traitement : contrôler le taux de CPK dans les situations suivantes : patients âgés (> 70 ans), insuffisance rénale, hypothyroïdie, antécédent personnel ou familial de maladies musculaires génétiques, antécédent personnel de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate, abus d'alcool. Dans ces situations, réévaluer régulièrement le bénéfice/risque du traitement et assurer une surveillance clinique régulière. Ne pas débuter le traitement si le taux basai de CPK est significativement élevé (plus de 5 fois la LSN).
- Mesure de la CPK : ne pas mesurer la CPK après un exercice physique important ni en présence d'une autre cause possible d'augmentation. En cas d'élévation significative de la CPK (plus de 5 fois la LSN) avant traitement, recontrôler systématiquement dans les 5 à 7 jours pour confirmer les résultats. Si le taux initial de CPK > 5 fois la normale est confirmé, ne pas initier le traitement.
- Pendant le traitement: demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre ; en cas d'apparition de symptômes sous traitement effectuer un dosage de CPK, interrompre le traitement si le taux CPK est significativement élevé (plus de 5 fois la LSN); si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne envisager l'arrêt du traitement, même si le taux de CPK ne dépasse pas 5 fois la LSN ; si les symptômes disparaissent et que le taux de CPK redevient normal envisager la réintroduction de CADUET sous étroite surveillance.
Comme avec les autres statines, risque de rhabdomyolyse et de myopathie majoré lorsque CADUET est associé avec certains médicaments tels que la cidosporine, l'érythromycine, la darithromycine, l'itraconazole, le kétoconazole, la néfazodone, l'acide nicotinique, le gemfibrozil, les fibrates ou les inhibiteurs de protéases du VIH. 

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
survenue possible de vertiges.

INTERACTIONS

• Associations contre-indiquées : - itraconazole, kétoconazole;
- télithromycine.

• Associations déconseillées :
- dantrolène (perfusion) ;
- gemfibrozil et autres fibrates.

 Associations nécessitant des précautions d'emploi :
- baclofène ;
- inducteurs du CYP3A4 (tels que carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, rifampicine, efavirenz, rifabutine, millepertuis) ;
- inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (tels que ciclosporine, antibiotiques macrolides, néfazodone, antifongiques azolés, inhibiteurs de protéases du VIH);
- inhibiteurs des transporteurs (tels que la ciclosporine) inhibiteurs de protéases ;
- warfarine ;
- acide nicotinique.

• Associations à prendre en compte :
- alpha-1 -bloquants à visée urologique (prazosine, alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine) ;
- amifostine ;
- antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques ;
- bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol) ;
- corticoïdes, tétracosactide ;
- autres agents antihypertenseurs (tels que bêta-bloquant, antagoniste des récepteurs à l'angiotensine II, diurétique,
- inhibiteur de l'enzyme de conversion) ;
- sildénafil ;
- anti-acides ;
- jus de pamplemousse ;
- contraceptifs oraux ;
- colestipol.

 Autres interactions :
- diltiazem, phénazone.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

Contre-indiqué.

EFFETS INDÉSIRABLES

Au cours des essais cliniques avec CADUET, aucun événement indésirable particulier propre à cette association n'a été observé. Les événements indésirables se sont limités à ceux rapportés antérieurement pour l'amlodipine et/ou l'atorvastatine (voir ci-dessous). Les événements indésirables ci-dessous, listés selon la classification MedDRA par système-organe et par ordre de fréquences, concernent l'amlodipine et l'atorvastatine individuellement. Très fréquents : >1/10, fréquents : >1/100 et <1/10, peu fréquents rares : >1/10000 et <1/1000, très rares : <1/10 000.
• Amlodipine :
- Fréquents : somnolence, vertiges, céphalées, palpitations, bouffées vasomotrices, douleurs abdominales, nausées, oedème, oedème périphérique, fatigue.
- Peu fréquents : prise de poids, perte de poids, insomnie, troubles de l'humeur, tremblements, hypoesthésies, paresthésies, troubles visuels, acouphène, syncope, hypotension, dyspnée, rhinite, vomissements, dyspepsie, troubles du transit intestinal, sécheresse buccale, modification du goût, alopécie, purpura, décoloration de la peau, augmentation de la sudation, prurit, éruption, arthralgie, myalgie, crampes musculaires, douleur dorsale, trouble de la miction, nycturie, pollakiurie, impuissance, gynécomastie, douleur thoracique, asthénie, douleur, malaise.
- Rares : douleur angineuse.
- Très rares : leucopénie, thrombocytopénie, réaction allergique : urticaire, hyperglycémie, troubles de l'humeur, hypertonie, neuropathie périphérique, infarctus du myocarde, arythmie (dont bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire), vascularite, toux, hyperplasie gingivale, pancréatite, hépatite, ictère cholestatique, oedème de Quincke, érythème polymorphe,syndrome de Stevens-Johnson, élévation des enzymes hépatiques : ASAT, ALAT (principalement en relation avec une cholestase).

• Atorvastatine :
- Fréquents : insomnie, vertiges, céphalées, hypoesthésies, paresthésies, douleurs abdominales, nausées, dyspepsie, diarrhées, constipation, flatulence, prurit, éruption, arthralgie, myalgie, douleur thoracique, asthénie, élévation des enzymes hépatiques : ASAT, ALAT (principalement en relation avec une cholestase), augmentation des CPK.
- Peu fréquents : thrombocytopénie, réaction allergique : urticaire, hyperglycémie, prise de poids, hypoglycémie, anorexie, neuropathie périphérique, amnésie, acouphène, vomissements, alopécie, douleur dorsale, impuissance, malaise.
- Rares : pancréatite, hépatite, ictère cholestatique, éruptions bulleuses, crampes musculaires, myosites, oedème, oedème périphérique.
- Très rares: oedème de Quincke, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, rhabdomyolyse, myopathie, tendinopathies parfois compliquées de rupture.

Voir aussi:

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