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ENAPRIL



Enalapril maléate.

IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS

Enapril® 5 mg : Comprimé sécable à 5 mg (blanc) : Boite de 28, sous plaquettes thermoformées.

Enapril® 20 mg : Comprimé sécable à 20 mg (blanc) : Boite de 28, sous plaquettes thermoformées.

COMPOSITION
Enalapril maléate ................................................................................................. 5 ou 20 mg par comprimé sécable.

Excipients : lactose monohydraté, amidon de maïs, bicarbonate de sodium, oxyde de fer rouge, oxyde de fer jaune, talc, stéarate de magnésium.

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
Inhibiteur de l'enzyme de conversion

INDICATIONS

- Hypertension artérielle.

- Insuffisance cardiaque.

Le traitement par enalapril par rapport au placebo :
a) chez les patients ayant une insuffisance cardiaque symptomatique : retarde la progression de l'insuffisance cardiaque, diminue le nombre d'hospitalisations pour insuffisance cardiaque, augmente la survie,
b) chez les patients asymptomatiques ayant une dysfonction ventriculaire gauche démontrée : retarde le développement de l'insuffisance cardiaque symptomatique, diminue le nombre d'hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE

• Hypertension artérielle :

- En l'absence de déplétion hydrosodée préalable ou d'insuffisance rénale (soit en pratique courante) : la posologie efficace est de 20 mg par jour en 1 prise. En fonction de la réponse au traitement, la posologie doit être adaptée, en respectant des paliers de 3 a 4 semaines, jusqu'à 40 mg/jour en 1 prise.

- Dans l'hypertension artérielle, préalablement traitée par un diurétique : soit arrêter le diurétique 3 jours auparavant pour le réintroduire par la suite, si nécessaire, soit administrer des doses initiales de 5 mg ou moins, et les ajuster en fonction de la réponse tensionnelle obtenue. Il est également recommandé de doser la créatinine plasmatique et la kaliémie avant le traitement et dans les 15 jours qui suivent la mise en route du traitement.

- Chez le sujet âgé : Instaurer éventuellement le traitement par une posologie plus faible adaptée à la fonction rénale du patient, appréciée avant ta mise en route du traitement, dans le cas où la clairance de la créatinine serait inférieure à 80 mi/min (cf. tableau). La valeur de la clairance de la créatinine (Clcr); calculée à partir de la créatininémie et ajustée sur l'âge, le poids et le sexe, selon la formule de Cockcroft* par exemple, reflète correctement l'état de la fonction rénale chez ce type de patient. * Clcr = (140 - âge) x poids /0.814 x créatininémie (avec l'âge exprimé en années, le poids en kg, ta créatininémie en mcmol/l). Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.

- Dans l'hypertension rénovasculaire : il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de 5 mg par jour, ou moins, pour l'ajuster par la suite à la réponse tensionnelle du patient (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi). La plupart des malades répondent à une posologie de.10 à 20 mg par jour en une ou deux prises. La créatininémie et la kaliémie seront contrôlées afin de détecter l'apparition d'une éventuelle Insuffisance rénale fonctionnelle (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi).

- En cas d'insuffisance rénale : la posologie de l'énalapril est ajustée au degré de cette insuffisance :

Clairance de la créatinine (ml/min)
 
Posologie initiale (mg/jour)  
30 < Clcr < 80
 
5 - 10
 
10 - 30 
 
2,5 - 5
 

Les diurétiques à associer dans ce cas sont les diurétiques dits de l'anse.
Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).

- Chez l'hypertendu hémodialysé : l'énalapril est dialysable (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi). La clairance de la dialyse est de 62 ml/min. La posologie est de 2,5 mg le jour de la dialyse. Les jours où tes malades ne sont pas dialyses, la posologie doit être adaptée en fonction des résultats obtenus sur la pression artérielle.

• Insuffisance cardiaque :
La dose initiale doit être faible, en particulier en cas de : pression artérielle normale ou; basse au départ, insuffisance rénale, hyponatrémie, iatrogénique (diurétique) ou non. L'énalapril peut être utilisé en association avec le traitement diurétique accompagné, le cas échéant, d'un traitement digitalique. Il est recommandé d'initier le traitement à la dose de 2,5 mg sous surveillance tensionnelle et de l'accroître progressivement (en 2 à 4 semaines) jusqu'à la dose habituelle d'entretien de 20 mg par jour répartie en 1 ou 2 prises, La dose retenue ne devrait pas abaisser la pression artérielle systolique en orthostatisme au-dessous de 90 mm Hg. Une hypotension symptomatique peut apparaître chez les Insuffisants cardiaques traités par de fortes doses de diurétiques : la dose initiale doit dans ce cas être réduite de moitié (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi). Les dosages de la créatinine et de la kaliémie doivent être Faits à chaque augmentation de posologie, puis tous les 3 à 6 mois en fonction du stade de l'insuffisance cardiaque, afin de contrôler la tolérance au traitement.

MODE D'ADMINISTRATION

L'énalapril, sous forme de comprimés, peut être pris avant, pendant ou après tes repas, la prise d'aliments ne modifiant pas sa biodisponibilité.
L'énalapril est administré en une ou deux prises quotidiennes.

CONTRE-INDICATIONS

• Absolues : 

- Hypersensibilité à l'énalapril.

- Antécédent d'angio-oedème (oedème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et/ou angio-oedème héréditaire ou idiopathique

- Femme enceinte (2e et 3e trimestre) : cf. Grossesse/Allaitement.

• Relatives :

- Diurétiques hyperkaliémiants, sels de potassium, lithium et estramustine ; cf. Interactions.

- Sténose bilatérale de l'artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique.

- Hyperkaliémie.

- Femme enceinte (1er trimestre) ou qui allaite : cf. Grossesse/Allaitement.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

MISES EN GARDE

En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou de déficit en lactase.

• Risque de neutropénie/agranulocytose sur terrain immunodéprimé : Des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression médullaire lorsqu'ils étaient administrés à doses élevées. Chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immuno-suppresseur et/ou potentiellement leucopéniant. En cas d'association médicamenteuse multiple, surveiller étroitement la tolérance hématologique et rénale. Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un IEC doit être administré à ce type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.
• Angio-oedème (oedème de Quincke) : Un angio-oedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, énalapril indus. Dans de tels cas, l'énalapril doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu'à disparition de l'oedème. Lorsque l'oedème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes. L'angio-oedème associé à un oedème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte et/ou larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d'adrénaline sous-cutanée au 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml) doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés, visant à assurer la liberté des voies aériennes, doivent être appliqués. La prescription d'un IEC ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (cf. Contre-indications). Les patients ayant un antécédent d'oedème de Quincke non |ié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un risque accru d'oedème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion. On a rapporté une incidence plus forte d'angio-oedème chez les patients de race noire par rapport aux autres races.

• Hémodialyse : Des réactions anaphylactoïdes (oedèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membrane de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez des patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est recommandé d'éviter cette association.

PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans les cas où la prescription d'un IEC s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

• Enfant :La tolérance et l'efficacité de l'énalapril chez l'enfant n'ont pas été démontrées par des études contrôlées. Cependant, l'énalapril a été utilisé en cardiologie pédiatrique. Le traitement est initié en milieu hospitalier.

• Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, déplétion hydrosodée...):Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée, en particulier au cours de déplétions hydrosodée importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez des patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose oedémato-ascitique. Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou, quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë. Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive.

• Sujet âgé : La fonction rénale (créatininémie) et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (cf. Posologie/Mode d'administration). La dose de départ est ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute hypotension de survenue brutale.

• En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 80 ml/min) : La posologie initiale de l'énalapril est réduite, puis ajustée en fonction de la réponse thérapeutique (cf. Posologie/Mode d'administration). Chez ces malades et ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine.

• Sujet ayant une athérosclérose connue : Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.

• Anémie :Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées, Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait fié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.

• Hypertension rénovasculaire : Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles aux sujets présentant une hypertension rénovasculaire, dans l'attente de l'intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible. Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients ayant développé une Insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

 Intervention chirurgicale : En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les IEC sont â l'origine d'une hypotension. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée l'avant-veille de l'intervention pour les Inhibiteurs de l'enzyme de conversion à durée d'action longue, comme l'énalapril.

• Sténose /aortique/cardiomyopathie hypertrophique :Comme avec tous les vasodilatateurs, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être administrés avec prudence chez les patients ayant une obstruction à l'éjection du ventricule gauche. Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation par piqûres d'hyménoptères : Les patients recevant des IEC lors de désensibilisation avec du venin d'hyménoptères ont rarement présenté des réactions anaphylactoïdes potentiellement fatales. Ces réactions furent évitées en arrêtant provisoirement le traitement par IEC avant chaque désensibilisation.

 Réactions anaphylactoïdes lors d'aphérèses des LPL : Des réactions anaphylactoïdes peuvent également survenir lors d'aphérèses des IDL.

• Autres populations a risque :
- Patient en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou patient diabétique insulinodépendant (tendance spontanée à l'hyperkaliémie): l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.
- Hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne : ne pas interrompre un traitement par bêtabloquant ; l'IEC sera ajouté au bêtabloquant.

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobile, et les utilisateurs de machines, en raison du risque de sensation de vertiges.

INTERACTIONS

Interactions médicamenteuses :

• Déconseillées :

- Diurétiques hyperkaliémants seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone, triamtérène) à l'exception du cas du traitement de l'insuffisance cardiaque (traitée par l'association IEC à faibles doses + diurétique hypokaliémiant à faibles doses), potassium (sels de) : hyperkaliémie (potentiellement létale), surtout lors d'une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants). Ne pas associer d'hyperkaliémiants à un inhibiteur de l'enzyme de conversion, sauf en cas d'hypokaliémie.

- Lithium : augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium). Si l'usage d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de ta posologie.

- Estramustine : risque de majoration des effets indésirables s type d'oedème angioneurotique (angioedème).
• Nécessitant des précautions d'emploi :

- AINS et salicylés > 3 g/j : insuffisance rénale aiguë chez le patient à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire, par inhibition des prostaglandines vasodilatatrices, due aux AINS. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur. Hydrater le malade ; surveiller la fonction rénale en début de traitement.

- Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants), décrit pour le captopril et l'énalaprii : l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline). Renforcer l'autosurveillance glycémique.

- Baclofène : majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

- Diurétiques hypokaliémiant : risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration du traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée préexistante. Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée (en particulier chez les patients récemment traités par diurétiques, en cas de régime hyposodé, chez les hémodialysés), il faut : soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement, soit administrer des doses initiales réduites d'inhibiteur de l'enzyme de conversion et augmenter progressivement la posologie. Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'inhibiteur de l'enzyme de conversion, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé. Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion.

- Diurétiques hyperkaliémiants seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone, triamtérène) dans le cas du traitement de l'insuffisance cardiaque (traitée par l'association IEC à faibles doses + diurétique hypokaliémiant à faibles doses) : risque d'hyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription de cette association. Utiliser des doses faibles d'I£C et de diurétique épargneur de potassium. Vérifier l'absence d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale préalables. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (2 fois par semaine pendant le premier mois, puis 1 fois par semaine ensuite),

 A prendre en compte :
- Amifostine : majoration de l'effet antihypertenseur.
- Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques : effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

- Corticoïdes, tétracosactide par voie générale (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison) : diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

GROSSESSE et ALLAITEMENT

GROSSESSE :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène mais une foetotoxicité sur plusieurs espèces.
En clinique : il n'y a pas d'étude épidémiologique disponible ; des observations isolées de grossesses exposées au premier trimestre sont a priori rassurantes sur le plan malformatif ; l'administration pendant le 2e et le 3e trimestre, et notamment si elle se poursuit jusqu'à l'accouchement, expose à un risque d'atteinte rénale pouvant entraîner une diminution de la fonction rénale foetale avec éventuellement oligoamnios, une insuffisance rénale néonatale, avec hypotension et hyperkaliémie, votre une anurie (réversible ou non) ; quelques rares cas d'anomalies de la voûte crânienne ont été rapportés avec la prise d'Inhibiteurs de l'enzyme de conversion tout au long de la grossesse. En conséquence ; Le risque malformatif, s'il existe, est vraisemblablement faible. La découverte fortuite d'une grossesse en cours de traitement ne justifie pas une interruption de celle-ci. Néanmoins, la voûte crânienne sera surveillée par échographie. En revanche, la découverte d'une grossesse sous inhibiteur de l'enzyme de conversion impose de modifier le traitement, et ce, pendant toute la grossesse.
Au 2e et au 3e trimestre, la prescription de l'énalapril est contre-indiquée.

ALLAITEMENT:
Des quantités minimes d'énalapril et de son métabolite actif ont été retrouvées dans le lait maternel, En conséquence, l'administration de ce médicament est déconseillée chez la femme qui allaite.

EFFETS INDÉSIRABLES

• Au plan clinique :

- Céphalées, asthénie, sensations vertigineuses, syncope.

- Hypotension, orthostatique ou non (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi).

- Éruptions cutanées, rash, photosensibilisation, érythème polymorphe, dermatite exfoliatrice, syndrome de Stevens-Johnson, pemphigus, urticaire, alopécie, prurit.

- Nausées, diarrhée, constipation, douleurs abdominales, vomissements, anorexie, hépatite cholestatique ou cytolytique, Insuffisance hépatique, pancréatite, ictère.

- Crampes musculaires, dysgueusie.

- Dépression, confusion, nervosité, bronchospasme, dyspnée.

- Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme.

- Exceptionnellement : angio-oedème (oedème de Quincke) : cf. Mises en garde/Précautions d'emploi.

- Très rarement : impuissance, bouffées vasomotrices, acouphènes, glossite, vision trouble. Également association de symptômes comprenant fièvre, inflammation des séreuses, basculante, myalgies, arthralgies, anticorps antinucléaires, élévation de la vitesse de sédimentation, hyperéosinophilie, hyperleucocytose.
• Au plan biologique :

- Augmentation modérée de l'urée et de la créatinine plasmatiques, réversible à l'arrêt du traitement. Cette augmentation est plus fréquemment rencontrée en cas de sténose des artères rénales, d'hypertension artérielle traitée par diurétiques, d'insuffisance rénale. En cas de néphropathie glomérulaire, l'administration d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut occasionner une protéinurie. - Hyperkaliémie, habituellement transitoire.

- Augmentation des enzymes hépatiques et/ou de la bilirubine.

- Neutropénie et agranulocytose, en cas d'administration de doses élevées sur des terrains d'insuffisance rénale et de collagénose (LED, sclérodermie) : cf. Mises en garde/Précautions d'emploi.

- Une anémie a été rapportée avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion sur des terrains particuliers (transplantés rénaux, hémodialysés) : cf. Mises en garde/Précautions d'emploi.

SURDOSAGE

L'événement le plus probable, en cas de surdosage, est l'hypotension. SI une hypotension Importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus, tête basse, et au besoin par une perfusion IV de solution isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d'expansion volémique. Lorsque cela est possible, une perfusion d'angiotensine II est bénéfique. L'énalaprilate, forme active de l'énalapril, est dialysable (cf. Mises en garde/Précautions d'emploi, Pharmacocinétique).

PHARMACODYNAMIE

Mécanisme de l'action pharmacologique :
L'énalapril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice, mais également stimulant de la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien.
Il en résulte : une diminution de la sécrétion d'aldostérone, une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif, une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique. L'action antihypertensive de l'énalapril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales. L'énalapril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, l'énalaprilate, les autres métabolites étant inactifs.
Caractéristiques de l'activité antihypertensive : L'énalapril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère, modérée ou sévère ; on observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme, sans modification du rythme cardiaque. L'activité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la première heure, est maximale 4 à 6 heures après la prise et se maintient pendant 24 heures. Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est de 70 %. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient au bout d'un mois de traitement et se maintient sans échappement. L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle. Le traitement de l'hypertension artérielle par l'énalapril entraîne une régression significative de l'hypertrophie ventriculaire gauche. Il s'est accompagné d'effets favorables sur certaines fractions lipoprotéiques plasmatiques, éventuellement sur le cholestérol total. En cas de nécessité, l'adjonction d'un diurétique thiazidique entraîne une synergie de type additif. L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un thiazidique diminue en outre le risque d'hypokaliémie induite par le diurétique seul.

• Mode d'action hémodynamique dans l'insuffisance cardiaque :
L'énalapril réduit le travail du coeur : par un effet vasodilatateur veineux vraisemblablement dû à une modification du métabolisme des prostaglandines : diminution de la précharge, par diminution des résistances périphériques totales : diminution de la postcharge.
Les études réalisées chez l'insuffisant cardiaque ont mis en évidence : une baisse des pressions de remplissage ventriculaires gauche et droit, une diminution des résistances vasculaires périphériques totales, une diminution de la pression artérielle moyenne, une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de l'index cardiaque, une augmentation des débits sanguins régionaux musculaires. Les épreuves d'effort sont également améliorées. Une étude multicentrique sur la dysfonction ventriculaire gauche, en double insu contre placebo, a évalué les effets de l'énalapril chez 6 797 patients. 2 569 patients avec une insuffisance cardiaque symptomatique (essentiellement légère à modérée: classe II et III de la New York Heart Association) ont été randomisés dans un groupe de traitement curatif et 4 228 patients avec une dysfonction ventriculaire gauche asymptomatique ont été randomisés dans un groupe de traitement préventif. Dans le groupe de traitement préventif, énalapril a significativement prévenu le développement d'une Insuffisance cardiaque symptomatique et a diminué le nombre d'hospitalisations pour Insuffisance cardiaque. Dans le groupe de traitement curatif, énalapril, en association au traitement conventionnel, a réduit de façon significative la mortalité et les hospitalisations pour insuffisance cardiaque, et a amélioré les stades de la classification de la NYHA. Dans une étude multicentrique en double insu contre placebo portant sur 253 patients en insuffisance cardiaque congestive sévère (classe IV de la NYHA), énalapril, en association au traitement conventionnel, a entraîné de façon significative une amélioration des symptômes et une diminution de la mortalité.

PHARMACOCINETIQUE

Par voie orale, l'énalapril est rapidement absorbé (pic sanguin atteint à la première heure).

La quantité absorbée représente en moyenne 60 % de la dose administrée et n'est pas influencée par la prise d'aliments, il est hydrolyse en énalaprilate, qui est un Inhibiteur spécifique de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.

Le pic de concentrations plasmatiques d'énalaprilate est atteint en 3 à 4 heures.

Dans le plasma, 50 à 60 % sont fixés à l'albumine plasmatique.

La demi-vie effective d'accumulation est de li heures et l'état d'équilibre est atteint au bout de 4 jours environ.

L'énalapril passe dans le placenta.

Le passage dans le lait maternel s'effectue en très faible quantité.

L'énalapril est éliminé dans les urines à la fois sous forme d'énalaprilate (40 % de la dose administrée) et sous forme inchangée.

Chez l'insuffisant rénal, les concentrations plasmatiques de l'énalapril sont significativement plus élevées chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure ou égale à 62 ml/mm.

La clairance de dialyse de l'énalapril est de 62 ml/min, La dialyse perifonéale est également possible.

Voir aussi:

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